À propos de la collection
Sur les versants des montagnes, sur les dos arrondis des collines, les longues herbes s’agitent dans le vent. Paradoxalement, alors que nous sommes dans les terres, on croirait observer des vagues. Dans ce tumulte, les petites fleurs sauvages forment une trame comme un ciel étoilé. Elles s’accrochent et épousent les ondes comme l’écume dans la houle.
La route dans ce paysage animé trace une trêve. Elle est un espace stoïque, posé, on s’attend simplement à ce qu’elle nous guide vers là-bas, notre destination. Entre les hameaux, son tracé sinueux et le théâtre d’une autre agitation, celle à l’intérieur de nous-mêmes. Entre l’envie folle d’appuyer sur les pédales et la sagesse de conserver son énergie pour ces moments où la route accumule le dénivelé ou encore que les bourrasques se mettent de la partie.
Le cyclisme a cette ambiguïté qu’il nécessite autant de folie et d’instinct qu’il requiert la sagesse d’ouvrir le dialogue avec le paysage. Si parfois on a envie de le dompter, il faut aussi accepter qu’il y ait des moments durant lesquels ils nous portent au creux de sa main.


